Minisite
pédagogique
1. PRESENTATION DU DOSSIER, cliquez
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2. BIOGRAPHIE DE NANNI MORETTI, cliquez
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3. MORETTI, REVELATION SENSIBLE, cliquez
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4. ETUDE DE SEQUENCES DE CARO DIARIO, cliquez
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5. ETUDE DE SEQUENCES DE APRILE, cliquez
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6. FILMOGRAPHIE DE NANNI MORETTI,
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7. RESSOURCES SUR NANNI MORETTI, cliquez
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Destiné aux élèves
et enseignants accompagnant les DVDs de "Caro Diario"
et "Aprile" - Studio Canal 2004.
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- 4 études de séquences
de Caro Diario (Journal Intime)
Sur le DVD de JOURNAL INTIME édité par Studio
Canal, vous trouverez 4 analyses de séquences audio réalisées
par Alexandre TYLSKI, rédacteur en chef de la revue Cadrage.
Nous vous offrons ici les retranscriptions écrites de ces
analyses.
ANALYSE DE L'INTRODUCTION
« JOURNAL INTIME commence dans le silence.
Un générique entièrement silencieux On est
très loin de Woody Allen, en tout cas de ses génériques
musicaux. On est en tout cas dans une démarche assez étonnante
puisque tout le film sera musical par contre. La couleur rouge
fait peut-être référence déjà
à la politique, en tout cas l'écriture "journal
intime", écrit à la main, n'est pas inintéressante
par rapport à ce qui va suivre dans le reste du film, c'est
à dire ce rapport à l'écriture et à
l'humain avant toute chose.
Alors un générique sans musique,
il n'est pas impossible que d'une certaine façon tout le
film lui-même soit un générique dans la mesure
où il y a ce rapport à l'écrit qui revient
sans arrêt dans le film et où il y a beaucoup de
gros plans de chapitre, de noms, d'ordonnances et que le film
avance dans sa propre genèse et qu'il se crée au
fur et mesure du film. Il y a un rapport au générique
dans son sens originel du terme où Moretti dans JOURNAL
INTIME, revient à l'origine. Il y a une séquence
à Stromboli, dans le volcan, on revient vraiment à
l'origine du monde, à travers un récit initiatique
qui fait référence plusieurs fois dans le film à
Ulysse notamment.
Donc le film a cette qualité de générique
très particulière, un retour aux racines du film
de fiction documentaire du néo-réalisme italien
d'une certaine façon. Le film démarre dès
les premières images avec l'écrit justement, un
chapitre du journal intime, la main de Moretti lui-même,
Caro diario, et le film se lance après cette écriture
du réalisateur, cette signature du metteur en scène
du film au tout début de son film, dans le mouvement du
film, cette espèce de poussée en avant qu'il y a
tout le long de JOURNAL INTIME, en vespa.
Alors la vespa évidemment c'est aussi
la griffe, la signature de Moretti dans ses films, on le sait,
ce qu'on sait moins c'est que le premier court-métrage,
le tout premier film de Moretti, il était déjà
sur une vespa. C'est à dire qu'il y a chez Moretti un rapport
à l'adolescence et au mouvement qui est très fort,
on sait aussi que le vespa est aussi le moyen de transport des
adolescents et cette espèce de révolte qu'il y a
chez Moretti et cette envie de bouger sans arrêt, de découvrir.
On est aussi, lointainement mais on y est un
petit peu, chez Fellini, où il filme Rome à travers
ces travellings et à travers ces images de description
sur l'architecture de Rome. Un peu plus loin dans JOURNAL INTIME
Moretti parle effectivement des maisons qu'il a envie de filmer
et ce besoin d'architecture est très fort chez Moretti
bien sûr, mais c'est aussi un amour profond pour l'Italie
et pour son pays, c'est très clair.
Là c'est très beau, on a un clair-obscur
dans le pont, un noir et blanc assez joli, qui reprend d'ailleurs
un peu le motif de Moretti lui-même pendant quasiment tout
le film, c'est à dire un tee-shirt noir et un casque blanc,
une espèce de manichéisme qu'on peut reprocher peut-être
à Moretti, noir et blanc, avec lequel il joue avec bonheur
visiblement. Et ce casque blanc qui déambule dans les rues
de Rome, tout seul, il n'y a plus personne dans les rues, c'est
un peu Moretti Diogène là.
Il est tout seul vivant, au milieu de la civilisation désertée
par les êtres humains. C'est peut-être un petit peu
prétentieux de la part de Moretti, on lui reproche souvent
son nombrilisme, mais comme disait Serge Daney: "Le nombrilisme
n'est pas un handicap si le nombril est beau". Je ne sais
pas si c'est le cas chez Moretti mais en tout cas ce n'est pas
inintéressant dans la démarche de Moretti lui-même.
Là on a un extrait ensuite d'un faux film
que Moretti a tourné lui-même, sur la génération
de Moretti, celle qu'il critique, c'est à dire cette génération
qui est passée justement de l'adolescence, de la révolte,
à quelque chose de plus assis, de plus complaisant disons.
Nous verrons dans la prochaine séquence, l'importance des
extraits de films chez Moretti, ce besoin constant qu'il a d'aller
au cinéma, de se filmer au cinéma, ce bonheur qu'il
a à être dans une salle obscure, à analyser
les films, à les critiquer et on verra dans la séquence
suivante à quel point c'est important et à quel
point Moretti est un critique avant toute chose. »
MORETTI ET LA CRITIQUE DE CINÉMA
« Figure on ne peut plus récurrente
dans les films de Moretti : aller au cinéma. Moretti a
d'ailleurs sa propre salle de cinéma à Rome et il
va tout le temps au cinéma, même dans ses films.
Il ne comprend pas tellement les réalisateurs qui ne vont
pas au cinéma. Il trouve cette démarche assez suspecte.
Dans JOURNAL INTIME il y a donc beaucoup d'extraits de films et
notamment de ce film assez violent. Il y a d'ailleurs le geste
d'un des personnages du film qui prend un téléviseur
et l'encastre dans la tête d'un autre protagoniste du film.
C'est un geste métaphorique évidemment que Moretti
a choisi de mettre délibérément dans le film
en écho au personnage plus tard dans le film qui est hanté
par la télévision également. Moretti déteste
la violence au cinéma et pointe du doigt Oliver Stone et
STRANGE DAYS dans APRILE son film suivant pour la violence au
cinéma qu'il ne supporte.
Alors Moretti sort du film un petit peu désabusé,
il a besoin de s'asseoir, d'y repenser et il va lire une critique
du film très positive à l'égard du film ce
qui le met dans une colère assez démesurée,
au point qu'il décide de recopier intégralement
la critique de film dans son journal intime. On va le voir donc
écrire, retranscrire cette critique et la commenter, l'analyser.
IL fait un peu la critique de la critique. Mais c'est aussi quelque
part l'importance de l'écriture et de la signature dans
JOURNAL INTIME et plus particulièrement aussi dans tous
les films de Moretti et le rapport que Moretti entretient avec
la critique de film. On pourrait presque dire que Moretti est
un critique de cinéma frustré d'une certaine façon.
On dit souvent que les critiques de cinéma
sont des réalisateurs frustrés, dans le cas de Moretti
il a vraiment une démarche de critique de cinéma,
d'analyste de cinéma. D'où cette petite séquence
qu'il a intitulée "le critique et le cinéaste"
qui au départ était un chapitre entier de "Journal
intime" et qui se retrouve là dans une petite saynète
où il fait un espèce de fantasme dans lequel il
fait pleurer le critique de cinéma. Un critique de cinéma
d'ailleurs incarné par un réalisateur, ce qui est
assez ironique, un ami réalisateur de Moretti, qui pleure,
qui a honte de ses textes critiques et Moretti fait preuve là
d'une sorte de sadisme assez comique dans une petite saynète
à la Laurel et Hardy où le cinéaste et le
critique sont confrontés.
Mais au fond c'est l'idée même de
"avoir un esprit critique" ou de ne pas en avoir d'une
certaine façon. Et les grands réalisateurs je pense,
et notamment Moretti, ont cet esprit critique qui fait aussi de
lui un critique de cinéma. Je crois que c'est une idée
assez importante qui est évidemment liée à
l'écriture, à la pensée. C'est pour ça
que la séquence se conclue sur l'écriture également
avec, nous allons le voir, des extraits de journaux filmés
en gros plan par Moretti qui font écho véritablement
au journal intime de Moretti qui est d'une certaine façon
aussi un journal d'information. Et des les plans que nous allons
voir, ce sont des extraits de journaux, de quotidiens italiens
qui se retrouveront dans APRILE sous forme de coupures. »
DE LA TÉLÉVISION ET DU
VOYAGE
« Le voyage. Nous sommes là plongés
dans le deuxième chapitre qui s'appelle "les îles".
Il y a donc trois chapitres dans JOURNAL INTIME, le premier dédié
aux vespas, ensuite aux îles et enfin aux médecins.
Il faut savoir que Moretti au départ souhaitait intituler
le film "D'une île à l'autre" puisqu'il
trouvait que dans la première séquence nous passions
d'un quartier à l'autre. un peu comme d'une île à
l'autre et que dans la dernière séquence également
nous passions d'un bureau de médecin à l'autre.
Et il y a effectivement dans ce film l'idée de voyage,
l'idée de croisement, de rencontres intimes et collectives
tout à fait intéressantes.
Dans la scène, c'est une autre rencontre
qui se joue, celle de l'ami de Moretti qui se trouve être
quelqu'un qui n'aime pas trop la télévision, qui
ne regarde pas la télévision et qui est ici comme
happé par la télévision. Il change de place,
il se rapproche de plus en plus du téléviseur il
cherche une sorte de position assise ou debout et c'est important
chez Moretti cette histoire de trouver sa position dans le monde,
que ce soit de façon assise ou debout, mais toujours de
façon très symbolique et les mouvements de ses personnages,
la façon dont il les met en scène, raconte toujours
quelque chose de leur intériorité, de leurs changements
intérieurs. Comme ici avec ce personnage un peu comique
qui découvre, qui se fait happer en tout cas par la télévision
pour la première fois.
Il y a quelque chose dans le champ contre-champ
entre la télévision et le visage de cet homme de
Buster Keaton, il y a quelque chose d'assez comique qui se passe,
assez beau, même enfantin quelque part. D'où aussi
peut-être le raccord immédiat avec un enfant qui
joue parce que les adultes dans le film JOURNAL INTIME sont assez
souvent associés aux enfants ou agissent comme des enfants.
Et le portrait qu'il fait de cette famille est assez emblématique
puisqu'il en fait une famille assez gaga de l'enfant, qui s'appelle
d'ailleurs Pietro qui sera le prénom du futur fils de Moretti
dans APRILE le film suivant.
Et sans colère, avec même une certaine
tendresse, il parle de cette famille un peu naïve, mais sans
colère, ce qui est assez nouveau chez Moretti, comme les
mouvements de caméra comme on peut le voir maintenant,
c'est quelque chose d'assez nouveau dans sa carrière et
qui est assez étonnant, une pointe d'humour en pus de la
critique comme on va le voir ici dans le plan où au fond
nous avons encore ce personnage qui est de nouveau absorbé
par la télévision. Et la critique n'est pas acide
contrairement aux premiers films de Moretti. Il souhaitait vraiment
dans les interviews qu'il a donnés à Jean Gili,
il souhaitait vraiment aller dans une autre direction que celle
de la colère. Et là encore le champ contre-champ
entre la télévision et le visage du personnage n'est
pas nécessairement acide mais il est comique maintenant.
Il y a une certaine tendresse qui se passe et
c'est assez nouveau encore un fois dans l'œuvre de Moretti.
Et le mouvement de caméra incessant qu'il y a dans JOURNAL
INTIME, on l'a vu dès le départ, se retrouve comme
un leitmotiv visuel dans ce film mais aussi dorénavant
certainement dans la carrière de Moretti, un changement
d'attitude, un changement de mise en scène, un changement
de rapport idéologique aussi peut-être, en tout cas
une nuance qui est assez nouvelle, comme quoi chez Moretti je
dirais que sa démarche politique et intellectuelle est
infiniment liée justement à la mise en scène.
Car quand son approche du monde change, et bien sa mise en scène
évolue, remue, et se met elle aussi à changer. Et
je crois que là nous avons une osmose tout à fait
intéressante entre le fond et la forme.
C'est aussi un portrait changeant sur une certaine génération
qui sont là, comme ce couple, gaga de leur enfant, un changement
de sa génération qui est très bien illustré
dans le plan ici, qui est pour moi le plus beau plan de JOURNAL
INTIME, où on voit au premier plan un vieux bateau qui
symbolise finalement une époque révolue et au fond
le mouvement d'une nouvelle époque, le mouvement d'un paquebot
absolument flambant neuf et Moretti d'une certaine façon
suit le mouvement cette époque, un petit peu à distance,
mais il le suit et dans le cadrage que nous avons là, il
y a donc la cage de foot qui crée une sorte de sur-cadrage,
il va s'en libérer.
Il se libère de quelque chose dans JOURNAL
INTIME. Il parlait beaucoup de liberté. Il a envie de liberté,
et là tout d'un coup il épouse, il emprunte un mouvement
avec beaucoup de calme et de sérénité et
toujours dans une distance tout de même parce qu'il laisse
le bateau s'en aller. Il laisse une époque partir et cette
époque qui continue son chemin, lui il reste à sa
place et l'image se termine sur lui-même, seul. Mais c'est
lui qui reste et c'est ce qui est important. »
ANALYSE DE LA CONCLUSION
« Conclusion quelque peu du film, le dévoilement
le plus intime possible, le dévoilement de Moretti lui-même
face au spectateur avec un rapport à la peau et au profond
pour reprendre Valéry, fondamental. Et ce rapport entre
intimité et plan d'ensemble. C'est un rapport qui est aussi
très important dans le film, c'est l'intimité et
le plan général, le reste du groupe, le reste du
monde. Dans cette conclusion du film il y a Moretti qui croit
beaucoup à parler de soi pour toucher au plus universel.
Et nous allons voir qu'il va effectivement dans le plus intime,
c'est à dire filmer la main, les mains. Je crois que tous
les grands cinéastes s'attachent toujours à ce petit
détail qu'est la main et s'attachent justement à
l'humain. On est vraiment au plus près de la peau encore
une fois avec dans l'introduction de la séquence une musique
au piano qui fait un écho évidemment infiniment
tactile, en rapport avec la main, que Moretti aura utilisé
tout le long de JOURNAL INTIME comme justement un écho
double à ce rapport humain, profondément humain,
trop humain peut-être de Moretti dans JOURNAL INTIME.
Alors JOURNAL INTIME c'est d'autant plus intime
que c'est aussi dans la troisième partie, la retranscription
de ce qui s'est passé dans la vie même de Moretti,
c'est à dire ses problèmes de santé. Il a
été de médecins en médecins à
la recherche de solutions par rapport à ses problèmes
de santé. Il a vu énormément de médecins
et retranscrit quasiment objectivement ses différentes
visites d'un médecin à l'autre, d'une île
à l'autre, pur voir ce qui se passait et on a découvert
finalement qu'il avait un cancer des poumons. Alors bien sûr
c'est osé de la part de Moretti qui se filme même
dans une séquence en pleine chimiothérapie, mais
c'est aussi une radiographie personnelle, mais c'est aussi par
la même occasion la conclusion de son film et de sa démarche,
c'est à dire une radiographie de l'Italie elle-même.
Une vision très proche, au plus près, de l'Italie,
de l'épiderme, il a toujours dit qu'il avait un rapport
épidermique de toute façon, à l'Italie et
au cinéma et je crois que ça se voit énormément
dans le film.
Avec ce constant rapport à l'intimité
et à la famille, puisque là vous voyez à
l'écran la femme, la future femme pour être exact
de Moretti, qui sera extrêmement présente dans APRILE
le film suivant. Et ce besoin, chez Moretti, de parler de lui
pour toucher les autres finalement et on trouvera la conclusion
dans le tout dernier plan du film tout à l'heure. Donc
Moretti s'affiche et se dévoile dans les pires moments.
C'est aussi le courage, l'engagement intellectuel et physique
d'un artiste, acteur et réalisateur, comme assez rarement.
On a vu des plans qui étaient tournés chez lui,
on a vu sa femme, on le voit dévoilé et je crois
qu'on peut le rapprocher parfois de certains accents de John Cassavetes
qui allait également dans ce sens, c'est à dire
un engagement physique total, même au pire moment effectivement.
Et nous allons voir que le rapprochement entre les spectateurs
et lui-même va encore plus loin dans la mesure où
chaque élément cinématographique est très
cohérent et s'interpénètre, c'est à
dire qu'il utilise pendant tout le film une voix off, tirée
de son journal intime, qui va trouver un écho ici dans
ce plan, où la voix off, c'est à dire lui-même,
trouve dans la diégèse, c'est à dire dans
la fiction même, dans le champs, alors qu'une voix off est
comme son nom l'indique, off, et se retrouve ici in, c'est à
dire qu'il y a une cohérente totale dans la mise en scène
audiovisuelle de Moretti, c'est à dire où chaque
chose s'interpénètre, sans frontière, dans
une grande cohérence et dans une grande volonté
de toucher au plus près les chose et de rendre les choses
visibles, c'est à dire que sa voix off devient à
tout moment visible. Et on est encore fois dans cette optique
et dans cette volonté chère du dévoilement.
Alors la dernière séquence du film
est assez particulière, elle est très fragmentée
comme le film lui-même, comme JOURNAL INTIME, et trouve
la conclusion dans le journal intime justement où Moretti,
une fois encore, comme tous les grands cinéastes, fait
très attention au fond du plan, qui est pour moi est le
profond, et c'est effectivement le cas ici, où le journal
intime est associé à la nourriture. C'est sa nourriture,
c'est la nôtre, c'est celle du film tout entier et c'est
la conclusion d'un film où parler de soi c'est aussi donner
à manger, donner des éléments personnels,
pour toucher au plus profond. Et Moretti va se lever, je crois
que c'est une position importante dans son cinéma, il va
effectivement bouger et il va chercher un verre d'eau puisqu'il
parle de verre d'eau au petit matin, on revient à l'origine,
on revient au commencement, et il va y avoir cet incroyable moment
où Moretti va regarder droit dans les yeux les spectateurs.
Et c'est avec beaucoup de passion dans les yeux,
avec beaucoup d'envie de vivre, qu'il conclue JOURNAL INTIME.
Et ce mouvement très beau de l'eau et de la caméra
qui est sa nourriture, qui la nôtre aussi, et ce regard
magnifique, très tendre et très incisif, qui est
la très belle conclusion du film."
Propos de A.TYLSKI, in DVD de CARO DIARIO ("Journal
Intime") Bonus "Analyses de séquences".
Studio Canal 2004. Retranscriptions: Jean-Luc ANTONUCCI.