DOSSIER
Déc. 2004
Motifs et expressions libertaires
dans l’œuvre filmique de René Allio


Par Isabelle Marinone
Université Paris I-Panthéon-Sorbonne

 

« Je ne pardonnerai jamais à la pensée marxiste d’avoir fait qu’une partie de ma vie intellectuelle, pendant quelques années, ait été celle d’un sot. (…) Heureusement qu’une part de moi n’est pas rentrée dans ce circuit. C’était, Dieu merci, la part de ma personne, de mon inspiration, de mon art, c’est elle seule d’abord qui me sauve de ce naufrage temporaire du jugement. » (1) (René Allio)

Si René Allio eût de franches sympathies pour l’idéologie marxiste durant certaines périodes de sa vie et s’inspira dans son art des théories brechtiennes, ses œuvres semblent ne pas se réduire uniquement à ces deux courants. En effet, ce qu’il nomme « la part de ma personne, de mon inspiration, de mon art », dans ce passage d’une de ses multiples notes, répond à une sensibilité qui s’avère autre, une émotion liée à « sa » réception du monde, à sa condition d’artiste, à sa volonté de comprendre les individus, et à travers eux certainement lui-même, comme il a pu l’exposer dans son film L’Heure exquise. (2) Toutes les notes, incluses dans ses Carnets, expriment le désir de connaître « l’individu », de le saisir face à ses propres questionnements sur la vie, face à sa solitude, et tend à le faire évoluer. Cette recherche de transformation interne de l’être pour, au final, aider à un changement global de la société, (3) semble relever davantage d’une conception libertaire (4) que d’un point de vue marxiste. Chez Allio, cette métamorphose se produit grâce à son art, (5) notamment filmique, qui, selon Guy Gauthier, s’exprime surtout par l’imaginaire, correspondant à la « source énergétique du changement ». (6)

Au sein de la majeure partie des films de René Allio se retrouve l’individu face à la société, ou bien la « masse » en opposition à un système politique. Dans les deux cas de figure, il s’agit de se placer contre un ordre établi, contre la Loi, en exerçant un autre type de raisonnement mû par l’imagination, par l’utopie.

"L’imagination n’est pas comme le suggère l’étymologie, la faculté de former des images de la réalité, elle est la faculté de former des images qui dépassent la réalité, qui changent la réalité. "(7)

Dès son premier long métrage à succès, La vieille dame indigne (8), le cinéaste adapte la nouvelle de Brecht dans un sens plus large que celui de l’auteur. Si chez ce dernier, est explicite, face à la conduite insolite et mystérieuse de la vieille dame, tout ce qui touche aux réactions extérieures, sociales et familiales, en revanche chez Allio, le personnage dépasse cette dichotomie pour tendre vers une recherche de l’absolu, que l’on sent par ailleurs dans les derniers plans de Rude journée pour la reine. (9) La vieille dame indigne, après s’être résolue à ne plus vivre « pour » les autres, une fois son mari décédé, s’affirme en tant qu’individu libre, ne devant rien à personne. (10) Sa vie passe désormais « par » les autres, par le groupe d’amis anarchistes qu’elle a choisi, et qui lui donne l’envie de se réaliser. Le cercle de camarades libertaires tourne autour du cordonnier Alphonse, qui, comme le souligne Jean-Louis Comolli, (11) représente la conscience du film. Cette conscience libertaire guide la vieille Madame Berthe durant tout le film jusqu’aux derniers plans du long métrage qui affiche son portrait radieux, désormais orienté vers la lumière du soleil, ayant abandonné définitivement sa position « d’ombre » sociale et familiale. Cet absolu du ciel et de la lumière est aussi proposé à la fin de Rude journée pour la reine, ou la mère de famille, fatiguée par sa condition de femme devant tout assumer de front - les difficultés de son fils, l’autorité de son mari, les demandes de ses parents et belle-mère, les exigences de ses patrons, etc. – souffle enfin, assise, à rêver au ciel bleu, à sa beauté et à son immensité, après avoir passé une journée remplie d’agitation et de représentations imaginaires. D’une certaine manière, Rude journée pour la reine serait l’histoire de la vie de La vieille dame indigne avant son émancipation. Durant toute la trame du scénario, Jeanne de Rude journée pour la reine tente d’impossibles actions et d’imaginaires tentatives pour permettre à son fils Julien, ex-prisonnier, de reconquérir sa fiancée et son enfant. Tout en se confrontant à la réalité quotidienne, elle s’oppose à ses propres désirs, à son éducation, à ses conceptions bourgeoises, etc, et se livre un combat intérieur où les images se superposent, ou les représentations entrent en conflit. Selon René Allio, cette femme du peuple, avec ses rêveries de princesse, « agit finalement, non pas dans l’intérêt de l’ordre, mais dans celui qui le remet en question ». (12)

Cette remise en question de l’ordre réalisée par des personnes du peuple, récurrentes chez le cinéaste, se sent beaucoup plus fortement encore dans Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère. (13) Ce film, comme Les Camisards, (14) correspond à un intérêt pour la vie rurale chez Allio, qui s’oppose à la ville vue à travers L’Une et l’Autre (15), Pierre et Paul (16), Rude journée pour la reine ou La vieille dame indigne. La campagne offre au réalisateur un cadre « sauvage » où toutes les conceptions libératrices de base tournent, soit au crime comme dans Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère, soit à la guerre dans Les Camisards. Pierre Rivière, jeune homme sensible, intelligent et autodidacte, ne supporte pas les malheurs qu’endure son père, à cause de sa mère exploiteuse, et décide de mettre fin à cette situation. La Loi se révélant en faveur de la mère à chaque nouveau conflit entre les deux parties, cette dernière déployant une mauvaise foi toujours réitérée, Rivière passe au-dessus de l’autorité de la justice et finit par commettre un parricide. Michel Foucault résume la position du jeune homme en ces termes.

"Tout le drame de Rivière, c’est un drame du Droit, un drame du Code, de la Loi, c’est toujours à l’intérieur de cette tragédie là que se meut le monde paysan. "(17)

Irrésolu par la société bourgeoise de l’époque, et, toujours insoluble selon Michel Foucault en 1976 - les magistrats et les médecins ne pouvant le classer dans aucune catégorie précise - le cas de Rivière intéressa certainement Allio par « ce trop de savoir, ce trop de violence et d’imagination » (18) vivant au sein de cet individu. Foucault et Allio démontrent, dans la description des actes et des raisonnements de Rivière, le désengagement évident des autorités, l’incapacité de ces dernières à résoudre un problème simple, et finalement, expriment indirectement, uniquement par les faits, la responsabilité et les failles d’un système politique. En opposition à la révolte solitaire de Moi, Pierre Rivière …, Les Camisards semble être un des seuls films de René Allio qui développe l’idée de révolution et d’action collective. Mais là encore, il s’agit d’une démarche « sauvage », difficilement contrôlable, et qui sort des cadres communs. Cette « reconstitution » historique s’attache aussi à l’organisation interne des Camisards, à l’aspect libertaire de certaines de leurs pratiques.

"(…) Ces enlèvements sont raisonnables quand on considère de quels excès sont capables ces assemblées tumultueuses, où personne n’est proposé ni autorisé à veiller sur ce qui s’y passe, où chacun est en droit de dire et de faire ce qui lui plaît, où la connaissance qu’ils prennent de leurs forces réunies et de leur nombre est l’occasion d’y former des projets pour leur propre intérêt contre celui du Roi, contre la tranquillité de l’Etat !" (19)

Le retour à l’histoire permet à Allio de dissoudre aussi dans le temps, les catégories sociales, pour ne révéler au spectateur que « l’homme » et ses motivations. Le réalisateur semble apprécier ce nivellement des valeurs qu’il fera, quelques années plus tard, ressortir avec le texte de Bossuet lu par la vieille marquise d’Un médecin des Lumières. (20)

"De quelque distinction que se flattent les Hommes, ils ont tous la même origine, et cette origine est petite. Leurs années se poussent successivement comme des flots, ils ne cessent de s’écouler, tant qu’enfin après avoir fait un peu plus de bruit et traversé un peu plus de pays les uns que les autres, ils vont tous ensemble se fondre dans un abîme où l’on ne reconnaît plus ni prince, ni Roi, ni toutes ces qualités superbes que distinguent les Hommes. "(21)

Egaliser les êtres, revenir aux sources de l’Homme et de ses possibles, sentir ce qui se joue au plus profond de soi et des autres, c’est aussi l’aventure de la propre histoire du réalisateur dans le Marseille de L’Heure exquise, mais aussi, et différemment, dans celui de Transit (22) ou du Retour à Marseille (23) Allio s’attache aux individus en partance, en exil, ou en direction d’un retour vers les racines, il lie la destinée des êtres entre eux au détour des rues, ou au milieu de la mer, dans le mouvement des rencontres de la vie. Le cinéaste, fils d’immigrés, rejoint en ce sens, les considérations métahistoriques d’un autre enfant de l’errance, Armand Gatti. René Allio fond non seulement dans le temps les classes sociales, les origines, mais il tente aussi de mêler les disciplines artistiques entre elles. (24) Peinture, cinéma et théâtre se mélangent dans une volonté, comme chez le libertaire (25) Gatti, (26) de traiter de l’histoire individuelle de manière éclatée, sur plusieurs niveaux à la fois, pour réintégrer en finalité le grand mouvement universel.

« L’enseignement » ou la « pédagogie » que l’on peut retirer des œuvres filmiques d’Allio, tient à la mesure de chaque personnage individuel traité, à sa liberté d’action face à la Loi et à l’ordre établi, et par là même à son exemplarité. En ce sens, il s’éloigne des Brechtiens et de toutes les théories proposant un art engagé, (27) pour se rallier davantage à une pratique esthétique libertaire ouverte et basée sur la création personnelle.

"(…) Quand à l’idée d’un art didactique, chère aux Brechtiens de stricte obédience, si on l’entend dans le sens d’une prise de parole, grâce à l’art, de quelqu’un qui détiendrait un savoir et le dispenserait ainsi aux ignorants opprimés pour leur bien, j’avoue que j’ai beaucoup de peine à la considérer avec sérieux. Je crois que l’activité artistique n’est valable que si elle reflète le trajet parcouru, pour s’enseigner lui-même, par celui qui y parle, et s’il ne l’impose pas. " (28)

Allio donne l’impression par son cinéma que toute personne, par sa vie singulière, même si elle semble banale, peut apporter une réflexion sur le monde. Si comme le souligne Michel Foucault, (29) le cinéaste garde en commun avec Brecht le thème de la quotidienneté, il s’en différencie par une ouverture des cadres, et un goût prononcé pour le thème de la solitude individuelle. (30) Chaque personnage décrit par Allio dans ses films, tente de trouver une solution, d’abord imaginée puis mise en action, pour s’épanouir à sa manière, pour se vivre tel qu’il est, en dehors des structures imposées. Certains échouent comme Pierre Rivière, et Pierre dans Pierre et Paul (31) tandis que d’autres s’inventent des figures différentes comme Anne dans L’Une et l’Autre (32) ou Jeanne dans Rude journée pour une reine. Enfin, d’aucuns « se rencontrent » comme Madame Berthe dans La vieille dame indigne ou comme Gerhardt dans Transit.

Cette recherche vers « sa propre vérité », qui existe au sein de chacun des rôles présentés, compose généralement le fil directeur des films d’Allio, constitués de chemins, de trajets, de passages, souvent instables, toujours intéressants, voire troublants. La liberté et l’imaginaire des figures exposées par le réalisateur s’opposent toujours aux normes communément admises.

" (…) Le plus important, c’est avant tout ce qu’on ressent en soi-même, et il faut pour cela se débarrasser du « flic » que l’on a dans la tête. " (33)

Son « exploration sentimentale », comme il le nomme dans L’Heure exquise, et son opposition à la Loi et à l’ordre de la société, comme il en témoigne dans tous ses films et notamment dans Retour à Marseille (34) s’infiltrent plus ou moins explicitement dans chaque personnage créé, et fait de lui un cinéaste à part, proposant une vision libertaire mettant en exergue l’individualité sensible et affranchie.

Isabelle Marinone vient d'écrire une thèse intitulée "Anarchisme et cinéma en France" à l'Université Paris I-Panthéon-Sorbonne.

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Notes :
(1) Note de René Allio, le 2/7/1983, in Carnets, Paris, Lieu Commun, 1991, p. 164.
(2) L’Heure exquise (1980).
(3) STIRNER Max, L’Unique et sa propriété, (1844), réédité à Lausanne, L’Age d’Homme, 1972, p. 197, 198 :
« (…) Libère-toi autant que tu peux, et tu auras fait tout ce qui t’incombe, car il n’est pas donné à tout le monde de briser toutes les barrières ou, plus explicitement : ce qui est une barrière pour l’un ne l’est pas nécessairement pour tous. Aussi ne t’épuise pas contre les barrières des autres : il suffit que tu abattes les tiennes. Qui a jamais réussi à abattre ne serait-ce qu’un barrière pour tous les hommes ? N’y a-t-il pas, aujourd’hui comme de tout temps, des milliers et des milliers de gens à courir les rues avec « toutes les limites de l’homme » ? Celui qui renverse une de ses barrières peut ainsi avoir montré aux autres la voie et la manière, le renversement de leurs barrières reste leur affaire. D’ailleurs, personne ne fait autre chose : exiger des gens qu’ils deviennent tout à fait hommes, c’est leur demander d’abattre toutes les limites humaines. Or, c’est impossible, parce que (…) seules les miennes me regardent et ce sont les seules que je puisse forcer. »
(4) MALATO Charles, Philosophie de l’Anarchie, Paris, Stock, 1897, p. 111 :
« (…) L’humanité, en effet, est un homme qui se perfectionne toujours et ne meut jamais : l’homme est un résumé de l’humanité. »
(5) Note de René Allio, le 3/1/1973, in Carnets, Op.cit, p. 56 :
« Ce n’est que si l’artiste s’est changé par son art que les autres (personnes) ont quelques chances de tirer profit pour eux-mêmes dans cet art, de ce changement. »
(6) GAUTHIER Guy, Les chemins de René Allio, Paris, Cerf, 1993, p. 144.
(7) BACHELARD Gaston, L’eau et les rêves, Paris, José Corti, 1942, p. 285.
(8) La vieille dame indigne (1965).
(9) Rude journée pour la reine (1973).
(10) STIRNER Max, L’Unique et sa propriété, Op.cit, p. 231 :
« (…) Si l’individu s’élève au-dessus des frontières de son individualité, c’est précisément lui-même en tant qu’individu qui s’élève, il n’est en effet qu’en s’élevant, en ne demeurant pas ce qu’il est : sinon, il serait fini, mort. (…) Etre un homme ne signifie pas remplir l’idéal de l’homme, mais se manifester soi, individu (…). C’est Moi qui suis mon espèce, sans norme, loi ni modèle. »
(11) COMOLLI Jean-Louis, « Les miettes de l’existence / La vieille dame indigne », Paris, Cahiers du Cinéma, mai-juin 1965, p. 126.
(12) ALLIO René, « A propos de Rude journée pour la reine », Paris, Cahiers du Cinéma, fevrier-mars 1974, p. 22.
(13) Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère (1975).
(14) Les Camisards (1970).
(15) L’Une et l’Autre (1967).
(16) Pierre et Paul (1969).
(17) KANE Pascal, « Entretien avec Michel Foucault », Paris, Cahiers du Cinéma, novembre 1976, p. 53.
(18) TOUBIANA Serge, « Celui qui en sait trop », Ibidem, p. 48.
(19) Extrait du monologue du Capitaine Poul, in Scénario Les Camisards (ou vie et mort de Gédéon Laporte) de René Allio et Jean Jourdheuil, p. 9 (Fonds Scénarios des Archives de la BIFI / Cote : SCEN 0430 / 1399 S).
(20) Un médecin des Lumières (1987).
(21) ALLIO René et JOURDHEUIL Jean, Un médecin des Lumières, Paris, Actes Sud, 1988, p. 270.
(22) Transit (1991).
(23) Retour à Marseille (1980).
(24) GODARD Jean-Luc, DELAHAYE Michel, « Deux arts en un / René Allio et Antoine Bourseiller, entretien », Paris, Cahiers du Cinéma, avril 1966, p. 52 :
« (…) On a d’ailleurs tort de trop penser par catégories, le cinéma, le théâtre … »
(25) Entretien avec Armand Gatti réalisé par Isabelle Marinone, le 31 mars 2004, p. 6 (in Thèse de Doctorat sous la Direction de Jean A. Gili et Nicole Brenez, Université Paris I-Panthéon-Sorbonne, « Anarchisme et Cinéma : Panoramique sur une histoire du 7ème art français virée au noir », 2004) :
« (…) Tu vois, il y a encore un anarchiste devant toi. La chose dont je souffre le plus aujourd’hui, c’est le mensonge que l’on fait avaler aux gens sur « l’anarchie ». Désordre … Pour moi, durant toute ma vie, l’anarchie, ça a été ma pierre précieuse. Cela me révolte de voir ce que la bourgeoisie a fait du mot « anarchie » ! »
(26) COMOLLI Jean-Louis, BONTEMPS Jacques, « René Allio, Du bon usage du modèle : entretien avec René Allio », Paris, Cahiers du Cinéma, décembre 1967, p. 46 :
« (…) Au théâtre, on doit passer par des mises en œuvre matérielles qui oblitèrent complètement le passage d’un élément à l’autre, ou d’un lieu à l’autre, ou d’un mouvement à l’autre. Je ne connais qu’une seule personne qui ait réussi quelque chose de ce genre au théâtre, c’est Gatti dans « Chant public pour deux chaises électriques ». (…) Il y avait un grand flux de matière théâtrale sur le plateau : l’histoire racontée à tous les niveaux à la fois. »
(27) Note de René Allio, le 18/8/1977, in Carnets, Op.cit, p. 68 :
« La demande de toute théorie révolutionnaire pour un art engagé n’est rien d’autre qu’une nouvelle entreprise de normalisation de la parole artistique, une autre et nouvelle façon de faire taire quelque chose qui a toujours dérangé le pouvoir, le « révolutionnaire » connu, le bourgeois, en ce qu’ils sont tous deux normatifs. »
(28) ALLIO René, « A propos de Rude journée pour la reine », Op.cit, p. 22.
(29) GAUTHIER Guy, « Entretien avec Michel Foucault », Paris, La Revue du Cinéma, décembre 1976, p. 38 :
« (…) Il y a tout le problème du quotidien chez Allio, depuis la dramaturgie Brechtienne jusqu’à ce qu’il essaie de faire maintenant et qui est très loin de Brecht. »
(30) COMOLLI Jean-Louis, BONTEMPS Jacques, « René Allio, Du bon usage du modèle : entretien avec René Allio », Op.cit, p. 42 :
« (…) Je crois que la partie la plus réussie de La vieille dame indigne, c’était lorsque l’on voyait sa vie solitaire dans la maison. C’est en tout cas ce qui m’était le plus personnel et tout ce film-ci est au fond le fruit de ce souci-là. Et c’est en cela aussi que L’Une et l’Autre poursuit un propos commencé dans La vieille dame. »
(31) Scénario Pierre et Paul de René Allio et Serge Ganzl, in Fonds Scénarios des Archives de la BIFI / Cote : SCEN 2137 / 1589 S.
(32) Scénario Nounou ! Ma petite Nounou … qui deviendra L’Une et l’Autre, in Fonds Scénarios des Archives de la BIFI / SCEN 2784.
(33) ALLIO René, « Emotion et politique » (mars 1993), in GAUTHIER Guy, Les chemins de René Allio, Op.cit, p. 228.
(34) Note de René Allio, le 10/9/1980, in Carnets, Op.cit, p. 130 :
« Personne ne semble s’apercevoir de quoi parle le film : de la Loi et de l’ordre. »

 

Isabelle Marinone, Cadrage décembre 2004

 

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